Du 10 au 13 septembre 2026
Tout part d’une proposition de Hugues : aller passer trois jours autour du Viso, avec un programme ambitieux, pas forcément très difficile techniquement, mais quand même bien long.
Deux semaines avant le départ, on se retrouve autour d’une bière et d’un topo pour essayer de comprendre où on va mettre les pieds.
Vendredi 17h, départ d’Annecy, passage par le Fréjus et forcément petit resto en Italie, avec les premières pâtes al dente du week-end. Vers 23h, on plante les tentes sur un parking au fin fond du Queyras sous les étoiles et avec les orages qui flashent au loin côté italien. La nuit sera courte.
Le lendemain, on s’enquille de bon matin les 1200 m de D+ jusqu’au col de la Traversette pour rejoindre la voie Skywalker. Et là, on passe une superbe journée dans le ciel, sur le fil entre la France et l’Italie, en passant par la pointe de Marte, l’Aiguille Bleue et la pointe de Venise.
Skywalker, c’est aussi le début de la traversée de Berhault, un grand alpiniste des années 90/2000. Quand on passe la journée à regarder tous les sommets qui s’enchaînent devant nous, on commence à mesurer le chantier que représentait la traversée complète. En hiver, en solitaire…

Dans l’après-midi, on descend finalement vers le refuge Giacoletti. Et les Italiens savent recevoir : bon repas, gardiens aux petits soins, et surtout, quand on se demande s’il faut choisir entre la soupe et les pâtes pour l’entrée, la réponse est simple : les deux. Hugues valide très fort le concept.
Quelques heures plus tard, réveil à nouveau bien tôt pour aller chercher le gros morceau du week-end : l’arête Est du Viso. Deux heures d’approche et nous voilà au pied, avec 1100 mètres d’arête devant nous.

On passera sept heures là-haut, à grimper au-dessus des nuages… franchement, difficile de rêver beaucoup mieux comme ambiance.
On atteint finalement le sommet du Viso, à 3841m, tous les quatre très fiers.
Il reste quand même à redescendre par la voie normale, qui nous rappelle assez vite que « voie normale » ne veut pas forcément dire « petite rando tranquille ».

Hold-up du weekend, la veille Hugues sympathise avec des randonneurs qui nous réserveront une place au bivouac non gardé grâce à un petit papier posé sur trois lits « Réservé CAF Annecy, retour de course ».
Beau jeu ces italiens, ça nous évitera de dormir par terre.
Le lendemain, il nous reste 20 km pour rentrer à travers les vallées italiennes puis françaises.
Sacré week-end, et surtout une belle équipe. Merci Hugues, Emmanuel et Mathieu !

Par Thibaut
